Pâques d'Islande by Anatole Le Braz

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By Betty Young Posted on Dec 25, 2025
In Category - Digital Minimalism
Le Braz, Anatole, 1859-1926 Le Braz, Anatole, 1859-1926
French
Ever wonder what happens when ancient traditions clash with modern times in a remote village? 'Pâques d'Islande' (Icelandic Easter) by Anatole Le Braz is a little gem that pulls you into just that world. Set in late 19th-century Brittany, it follows a young man named Yann who returns home from Iceland with new ideas, only to find his village's old ways—especially their unique, solemn Easter rituals—firmly in place. It's a quiet but powerful story about belonging, change, and the things we hold onto. If you love atmospheric tales where the setting feels like a character, you'll be hooked.
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Droits de reproduction et de traduction réservés pour tous les pays. E. GREVIN--IMPRIMERIE DE LAGNY ANATOLE LE BRAZ PÂQUES D’ISLANDE [Illustration: colophon] PARIS CALMANN-LÉVY, ÉDITEURS 3, RUE AUBER, 3 A MA SŒUR MADAME JEANNE-MARIE MARILLIER PAQUES D’ISLANDE _A M. Paul Calmann Lévy._ Roc’h-Vélen (la Roche-Jaune) est un hameau de quelques maisons basses éparses sur les deux flancs d’un ravin, à l’entrée de la rivière de Tréguier. Des petites fenêtres à bordure de granit, fleuries en été de glycines, de tournesols et d’hortensias, on a vue sur l’estuaire, vaste lac de mer apaisée, que des chapelets d’îles protègent contre les tumultes du large. Le flot, à l’heure du reflux, découvre le long des berges de hautes assises de roches brunes d’où pendent les ruisselantes chevelures de goémons aux tons d’or, qui ont vraisemblablement fait donner son nom au village. La population, peu nombreuse, se compose surtout de marins en retraite, vieux quartiers-maîtres, anciens caboteurs, venus s’installer là pour y jouir de leurs derniers soleils, près de cette mer intérieure, assagie comme ils le sont eux-mêmes, mais qui les berce encore de son murmure et les pénètre de son parfum. Curieuses physionomies, d’un relief peu commun, celles de ces coureurs d’océans, retirés des aventures, qui, sur les seuils de Roc’h-Vélen, passent les jours à échanger des commentaires, en suivant du regard les barques qui montent ou descendent, dans une immobilité de sages et de contemplateurs. Je fus, il y a quelque deux ans, l’hôte de l’un d’eux. Il s’appelait Jean-René Kerello, mais il n’était guère connu dans la région que sous le nom de Cloarec Kersuliet,--Kersuliet désignant son lieu d’origine, et _cloarec_, qui veut dire «clerc», étant un titre que l’on décerne volontiers en Bretagne, non sans une sorte de respect superstitieux, aux personnes réputées pour avoir quelque teinture de lettres.--Le père Kerello avait fait des études: il avait suivi les cours du collège, à Tréguier, et se souvenaît, selon son expression, «d’avoir été de la même bordée que le fils du capitaine Renan». --Oui, me disait sa femme, la vieille Gritten, avec un accent de regret qui, dans sa bouche, ne laissait pas de surprendre,--songez, monsieur, il n’eût tenu qu’à lui de devenir prêtre. Il ne l’avait pas voulu. Une irrésistible vocation l’entraînait ailleurs. Les voix des sirènes de la mer le relançaient jusque dans sa cellule de «chambriste», et, une nuit, il avait escaladé les murs, emportant pour tout bagage son livre de messe et des croûtes de pain nouées dans un mouchoir. Trois jours plus tard, il était embarqué à bord d’une espèce de négrier; il faisait à coups de garcette son premier apprentissage, attrapait la fièvre jaune à Montévidéo, et rentrait en France, dégoûté des navigations exotiques mais plus que jamais féru de la mer. C’était le temps où les goélettes bretonnes commençaient à abandonner Terre-Neuve pour l’Islande. Il souscrivit un engagement, fut de l’âge héroïque de la pêche dans les fiords islandais et, après avoir pratiqué cette rude vie pendant près de trente années, trouva qu’il avait suffisamment payé le droit au repos. Il y avait en lui un singulier mélange de culture et de barbarie. Par certains côtés, il était resté aussi primitif que les âmes les plus ingénues de sa race; et il se plaisait, d’autre part, à des réminiscences d’un pédantisme naïf, à des citations de latin d’église qui témoignaient que chez le loup de mer un peu de l’ex-séminariste avait survécu. Il avait, avec cela, des remarques fines qu’il formulait en un breton imagé, une mémoire où les lieux, les événements, les êtres s’évoquaient d’eux-mêmes, au moindre appel, avec une rare fidélité. Des...

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Anatole Le Braz was a master at capturing the soul of Brittany, and 'Pâques d'Islande' is a beautiful example. Published in 1897, it’s a novella that feels both specific to its time and timeless in its questions.

The Story

The story centers on Yann, a young Breton fisherman who has spent years working in Iceland. When he returns to his coastal village for Easter, he’s changed. He’s seen a bigger world and brings back new perspectives. But his home hasn’t budged. The community is deeply immersed in its traditional, starkly beautiful Easter observances—ceremonies full of gravity and ancient song that feel a world away from the modernity Yann has glimpsed. The heart of the book is this gentle, inevitable tension between Yann’s altered self and the unchanging rhythm of village life.

Why You Should Read It

This isn’t a book of grand battles; it’s about the quiet conflict inside a person. Le Braz writes with such warmth and detail that you can almost smell the sea air and hear the hymns. Yann isn’t a rebel, he’s just confused about where he fits. The real star is the portrayal of the community itself—its faith, its routines, its unspoken rules. Reading it feels like being let in on a secret history.

Final Verdict

Perfect for readers who love character-driven stories and rich, immersive settings. If you enjoy authors who write with deep affection about a specific place and its people—like an earlier French counterpart to some of Annie Proulx’s work—you’ll find a lot to love here. It’s a short, poignant read that stays with you, a perfect snapshot of a world on the cusp of fading away.



⚖️ Community Domain

This book is widely considered to be in the public domain. Enjoy reading and sharing without restrictions.

Donna Perez
8 months ago

Very interesting perspective.

Joshua Hernandez
8 months ago

The fonts used are very comfortable for long reading sessions.

Joseph Harris
8 months ago

I stumbled upon this title and the plot twists are genuinely surprising. Absolutely essential reading.

Elijah Thompson
1 year ago

This book was worth my time since the arguments are well-supported by credible references. Highly recommended.

Lisa Thompson
1 year ago

Very interesting perspective.

5
5 out of 5 (22 User reviews )

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