La Comédie humaine - Volume 05. Scènes de la vie de Province - Tome 01 by Balzac

(23 User reviews)   5219
By Betty Young Posted on Jan 5, 2026
In Category - Digital Minimalism
Balzac, Honoré de, 1799-1850 Balzac, Honoré de, 1799-1850
French
Ever wonder what happens when a clever young woman gets bored in a small town? That's the delicious dilemma at the heart of this Balzac story. It follows Madame de Bargeton, the self-proclaimed queen of her provincial society, who is brilliant, ambitious, and utterly stifled by her dull husband and the gossipy, narrow-minded world of Angoulême. She dreams of Parisian salons and grand passions, but in her town, reading a new book is considered a scandal. This is a brilliant, often funny, and deeply human look at the quiet desperation of being the smartest person in a room that refuses to understand you. If you've ever felt trapped by your surroundings, you'll feel this story in your bones.
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sous une couche brune, due à l'habitude d'affronter le soleil. Les yeux gris, agiles, enfoncés, cachés sous deux buissons noirs, ressemblaient aux yeux des Kalmouks venus en 1815; s'ils brillaient par moments, ce ne pouvait être que sous l'effort d'une pensée cupide. Le nez, déprimé depuis sa racine, se relevait brusquement en pied de marmite. Des lèvres épaisses en harmonie avec un double menton presque repoussant, dont la barbe faite à peine deux fois par semaine maintenait un méchant foulard à l'état de corde usée; un cou plissé par la graisse, quoique très court; de fortes joues complétaient les caractères de la puissance stupide que les sculpteurs impriment à leurs cariatides. Minoret-Levrault ressemblait à ces statues, à cette différence près qu'elles supportent un édifice et qu'il avait assez à faire de se soutenir lui-même. Vous rencontrerez beaucoup de ces Atlas sans monde. Le buste de cet homme était un bloc; vous eussiez dit d'un taureau relevé sur ses deux jambes de derrière. Les bras vigoureux se terminaient par des mains épaisses et dures, larges et fortes, qui pouvaient et savaient manier le fouet, les guides, la fourche, et auxquelles aucun postillon ne se jouait. L'énorme ventre de ce géant était supporté par des cuisses grosses comme le corps d'un adulte et par des pieds d'éléphant. La colère devait être rare chez cet homme, mais terrible, apoplectique alors qu'elle éclatait. Quoique violent et incapable de réflexion, cet homme n'avait rien fait qui justifiât les sinistres promesses de sa physionomie. A qui tremblait devant ce géant, ses postillons disaient:--Oh! il n'est pas méchant! Le maître de Nemours, pour nous servir de l'abréviation usitée en beaucoup de pays, portait une veste de chasse en velours vert-bouteille, un pantalon de coutil vert à raies vertes, un ample gilet jaune en poil de chèvre, dans la poche duquel on apercevait une tabatière monstrueuse dessinée par un cercle noir. A nez camard grosse tabatière est une loi presque sans exception. Fils de la Révolution et spectateur de l'Empire, Minoret-Levrault ne s'était jamais mêlé de politique; quant à ses opinions religieuses, il n'avait mis le pied à l'église que pour se marier; quant à ses principes dans la vie privée, ils existaient dans le Code civil: tout ce que la loi ne défendait pas ou ne pouvait atteindre, il le croyait faisable. Il n'avait jamais lu que le journal du département de Seine-et-Oise, ou quelques instructions relatives à sa profession. Il passait pour un cultivateur habile; mais sa science était purement pratique. Ainsi, chez Minoret-Levrault, le moral ne démentait pas le physique. Aussi parlait-il rarement; et, avant de prendre la parole, prenait-il toujours une prise de tabac pour se donner le temps de chercher non pas des idées, mais des mots. Bavard, il vous eût paru manqué. En pensant que cette espèce d'éléphant sans trompe et sans intelligence se nomme _Minoret-Levrault_, ne doit-on pas reconnaître avec Sterne l'occulte puissance des noms qui tantôt raillent et tantôt prédisent les caractères? Malgré ces incapacités visibles, en trente-six ans il avait, la Révolution aidant, gagné trente mille livres de rente, en prairies, terres labourables et bois. Si Minoret, intéressé dans les messageries de Nemours et dans celles du Gâtinais à Paris, travaillait encore, il agissait en ceci moins par habitude que pour un fils unique auquel il voulait préparer un bel avenir. Ce fils, devenu, selon l'expression des paysans, un monsieur, venait de terminer son droit et devait prêter serment à la rentrée comme avocat stagiaire. Monsieur et madame Minoret-Levrault, car, à travers ce colosse, tout le monde aperçoit une femme sans laquelle une si belle fortune serait impossible, laissaient...

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This volume kicks off Balzac's massive exploration of provincial life, and he doesn't waste a second. We're thrown into the stifling atmosphere of Angoulême, a town where everyone knows everyone's business and ambition is a dirty word.

The Story

At the center is Louise de Bargeton, a woman of intelligence and artistic taste who is married to a much older, completely unremarkable man. To escape her boredom, she creates a little literary circle, declaring herself the town's patron of the arts. Her life is a performance for an unappreciative audience. Everything changes when she meets Lucien Chardon, a handsome young poet from a lower social class. She sees in him a kindred spirit and a ticket to a more glamorous life. The story becomes a tense dance as Louise decides to risk her reputation and her comfortable, if empty, existence by championing Lucien and dreaming of a grand escape to Paris.

Why You Should Read It

Balzac is a master of social detail. He shows you how the wallpaper, the furniture, and the way someone pours a cup of tea reveal their entire character and social standing. Louise isn't just a bored housewife; she's a complex figure—part visionary, part snob, tragically out of place. You'll cringe at the petty gossip of the townspeople and feel the ache of her loneliness. It’s less about a sweeping romance and more about the crushing weight of social expectation and the hunger for a life that feels real.

Final Verdict

Perfect for anyone who loves character-driven stories about society and human nature. If you enjoy authors like Jane Austen for their social commentary but wish they were a bit more ruthless and psychological, Balzac is your guy. This is a fantastic entry point into his giant Comédie Humaine. Be prepared for wonderfully flawed characters and a vivid, sometimes painfully accurate, portrait of small-town life that hasn't changed as much as we'd like to think.



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Edward Ramirez
1 year ago

The index links actually work, which is rare!

Deborah Thompson
1 year ago

Finally found time to read this!

Donald Moore
2 years ago

Just what I was looking for.

Donna Taylor
4 months ago

Beautifully written.

Amanda King
1 year ago

Surprisingly enough, the narrative structure is incredibly compelling. Highly recommended.

4.5
4.5 out of 5 (23 User reviews )

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